Abris PFL 4/4

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Les abris de la position fortifiée de Liège en mai 1940

Franck Vernier

(4 et fin)

 

Chapitre 7 – La P.F.L. pendant la campagne des 18 jours

Après avoir décrit la Position Fortifiée de Liège, et avant de faire l'historique des combats qui s'y sont déroulés, quelques remarques s'imposent.

Tout était prévu contre un assaillant venant de l'est et attaquant selon les mêmes axes qu'en août 1914. Cependant les forts Brialmont de 1888 furent modifiés et réarmés avec des canons de récupération, démodés, datant de la première guerre mondiale. Conçus comme soutien d'infanterie, ils combattront vite isolés de celle-ci et deviendront des forts d'arrêt, rôle pour lequel ils n'avaient pas été conçus au départ.

De manière générale, les observatoires bétonnés avaient peu de vues sur l'ennemi. Ils auraient dû être construits en avant des forts et non sur la ligne d'abris reliant tous les forts.

Très tôt, alors que la construction de la PFL 1 n'était pas encore terminée, la Défense Nationale se rendit compte que le IIIe Corps d'Armée, occupant la PFL, ne disposait ni d'effectifs suffisamment nombreux, ni d'assez de mitrailleuses pour garnir cette ligne de front de 179 abris se développant sur 60 Km. C'est pourquoi il fut décidé de ne pas l'occuper. Elle constituera un leurre pour l'ennemi, qui, on l'espérait, ne saurait pas où la ligne de défense principale serait établie. Dès le début, les forts de PFL 1 étaient donc condamnés à se battre seuls.

En cas de non-invasion des Pays-Bas par l'Allemagne, les troupes portées sur la Canal Albert, où le gros de l'armée belge attendait l'ennemi, iraient alors occuper la PFL 1.

Les 179 abris de la PFL 1 resteront inoccupés à l'exception des observatoires des forts et des 3 forts : Aubin-Neufchâteau, Battice et Tancrémont.

Ils combattront isolés, en tant que forts d'arrêt, afin de retarder le plus longtemps possible l'attaque ennemie sur la ligne principale constituée par la PFL 2.

Entre les deux autres Positions Fortifiées d'Anvers et de Namur, la Position Fortifiée de Liège était la charnière du système défensif belge dans lequel le Canal Albert devait jouer le rôle principal, où l'armée belge devait retenir le plus longtemps possible l'assaillant en attendant les renforts français et anglais sur le Canal Albert. Or les stratèges français doutèrent de la possibilité de rejoindre, à temps, l'armée belge sur ce canal. Suite à des accords secrets noués entre Belges et Français, la ligne KW (*) fut choisie comme ligne de bataille, et les secteurs furent répartis comme suit :

- les Belges tiendraient le secteur Anvers-Louvain;

- les Anglais tiendraient le secteur Louvain-Wavre;

- les Français tiendraient le secteur Wavre-Namur;

- la PFN serait défendue par le VIIe CA belge;

- les Français garderaient la Meuse en amont de Namur.

(*) Ligne KW : ligne défensive constituée d'abris, débutant à Koningshooyckt, près d'Anvers, jusqu'à Wavre, en passant par Louvain.

L'armée belge modifia donc ses plans de défense. Le Canal Albert et la Position Fortifiée de Liège avaient perdu de leur importance. Ces deux positions défensives ne devaient plus que contenir l'ennemi en attendant la mise en état de défense de la ligne KW et de son prolongement vers Namur.

Toutes les troupes garnissant la PFL dépendront du IIIe Corps d'Armée dont le PC était situé à la Citadelle de Liège.

Le IIIe CA, commandé par le général de Krahe, se composait de :

Unités

Secteur

2ème Division d'Infanterie à trois régiments d'infanterie

- 5ème Régiment de Ligne

- 6ème Régiment de Ligne

- 28ème Régiment de Ligne

Au sud de la Vesdre derrière la PFL 2

3ème Division d'Infanterie à trois régiments d'infanterie

- 1er Régiment de Ligne

- 12ème Régiment de Ligne

- 25ème Régiment de Ligne

Au nord de la Vesdre derrière la PFL 2

Régiment de Forteresse de Liège à 14 batteries constituées par la garnison des forts

Dans les 12 forts

1er Régiment Cyclistes-Frontière

Secteur nord de la Position Avancée

2ème Régiment Cyclistes-Frontière

Derrière la Meuse de Cheratte à Lixhe

1er Régiment de Lanciers

Secteur sud de la Position Avancée

4ème Régiment Carabiniers-Cyclistes

Sur l'Ourthe

VIIème Bataillon U.S.F. (Unités Spéciales de Forteresse)

Région de Haccourt

Les Cyclistes-Frontière, corps créé en mars 1934, était composé de volontaires dont la mission consistait à occuper en permanence les postes d'alerte et de destructions ainsi que les abris contre irruption de la PFL 3, de pouvoir occuper dans un bref délai les abris des centres de résistance de la Position Avancée et les têtes de ponts de PFL 3. Le 1er R Cy F assurera la couverture de la Position Avancée. Le 2ème R Cy F est disposé le long de la Meuse à partir de Cheratte jusque Lixhe. Au nord, la défense est assurée par le Ier Corps d'Armée.

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Des cyclistes frontière aménageant des positions de campagne sur la Position Avancée à Ruyff (1939)

Le 4ème Régiment de Carabiniers Cyclistes assurait la jonction entre la PFL 2 et le Groupement K. Ce dernier, commandé par le général Keyaerts, avait ses unités stationnées dans les Ardennes. Il se composait de la 1ère Division de Chasseurs Ardennais, de trois régiments de cavalerie motorisée (1er Guides, 2ème Lanciers, 2ème Chasseurs à Cheval), le 3ème Cyclistes et quelques autres unités.

Les Unités Spéciales de Forteresse, constituées principalement de soldats de vieilles classes de milice, ont été créées pour occuper des abris et redoutes. Elles se composent :

- du 1er Régiment de Forteresse à 5 bataillons et 27 compagnies chargés d'occuper les forts et les redoutes d'Anvers;

- du VIème Bataillon d'U.S.F. à 4 compagnies qui occupent des abris dans la Position Fortifiée de Namur;

- du VIIème Bataillon d'U.S.F. à 4 compagnies qui occupe une position défensive le long du Canal Albert dans la région de Haccourt.

Composition du Régiment de Forteresse de Liège le 10 mai 1940

Un Etat-Major commandé par le colonel Modard et cinq états-majors de Groupe, 14 batteries constituées par la garnison des forts de Liège

Ier Groupe (deux batteries) commandé par le major Jottrand :

fort d'Eben-Emael

 

1.322 hommes

IIème Groupe (trois batteries) commandé par le major Simon :

fort de Pontisse

fort de Barchon

fort d'Aubin-Neufchâteau

 

Cpt Pire

Cpt-Cdt Pourbaix

Cpt-Cdt D'Ardenne

   

345 hommes

536 hommes

638 hommes

IIIème Groupe (deux batteries) commandé par le Major Herbillon :

fort d'Evegnée

fort de Fléron

 

Cpt-Cdt Vanderhaegen

Cpt Glinne

 

425 hommes

534 hommes

IVème Groupe (cinq batteries) commandé par le major Parmentier :

fort de Chaudfontaine

fort d'Embourg

fort de Boncelles

fort de Tancrémont

fort de Flémalle

 

Cpt-Cdt Clobert

Cpt-Cdt Jaco

Cpt-Cdt Charlier

Cpt Devos

Cpt-Cdt Barbieux

 

448 hommes

300 hommes

313 hommes

624 hommes

396 hommes

Vème Groupe (deux batteries) commandé par le major Bovy (*):

fort de Battice

 

 

911 hommes

(*) Suite au décès du major Bovy le 10 mai à 5 h 30, le Cpt Cdt Guéry a assuré le commandement jusqu'à la reddition du fort le 22 mai 1940.

De 1936 au 10 mai 1940

Depuis le réarmement allemand et la réoccupation de la Rhénanie, le 7 mars 1936, par l'armée allemande, nos hautes sphères militaires étaient particulièrement préoccupées par le danger que pouvait constituer l'irruption soudaine de troupes motorisées ennemies en territoire national. Dans le but de tester la sûreté des organisations défensives de Liège face à une telle éventualité, il fut décidé que les grandes manoeuvres du IIIe Corps d'Armée se feraient dans la PFL.

Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1936, les troupes du IIIe CA furent transportées par chemin de fer dans la région liégeoise où elles occupèrent des cantonnements d'attente, sur la rive gauche de la Meuse. La nuit suivante, elles gagnèrent à pied leurs positions de combat qui étaient situées sur la PFL 2.

Les 6 et 7 octobre, se déroulèrent les manoeuvres qui virent les tentatives des colonnes motorisées d'éléments du 1er Lanciers et du 2ème Cyclistes pour percer les intervalles des forts. Ces manoeuvres furent assez décevantes.

Un an plus tard, eurent lieu les secondes manoeuvres qui opposèrent, le 8 octobre 1937, le IIIe Corps d'Armée aux troupes ennemies figurées par des éléments des Chasseurs Ardennais, du 1er Guides et du 2ème Lanciers.

Un des enseignements de ces manoeuvres fut la nécessité de loger les soldats près de la position défensive. C'est pourquoi la construction de trois nouvelles casernes fut envisagée, à Boncelles, Saive et Romsée.

Suite à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne et à la politique très belliqueuse de cette dernière envers la Tchécoslovaquie, l'armée belge est mise sur le "Pied de Paix Renforcé" (PPR). Le PPR fut communiqué au cadre et à la troupe du 12ème de Ligne le 28 septembre 1938 à 14.15 h. Le 28 septembre au soir, le 12ème de Ligne occupa ses cantonnements de mobilisation. Le 29 septembre, le régiment fit mouvement à pied pour gagner sur PFL 2 les positions qui lui étaient assignées par les plans établis.

La Conférence de Munich (28-30 septembre 1938), premier dépeçage de la Tchécoslovaquie, éloigna le spectre de la guerre à nos frontières et notre armée fut remise sur pied de paix, le 1er octobre 1938.

Du point de vue de l'organisation et de la discipline, ce PPR fut loin d'être un succès.

Le 25 août 1939, la mobilisation fut décrétée. Une fois sur pied de guerre, les régiments allèrent occuper les positions prescrites par les plans d'opération. Dans ce cadre, le 12ème de Ligne occupait le sous-secteur Fléron-Evegnée qui était un des principaux de la PFL car il barrait l'importante voie de pénétration Aix-la-Chapelle - Liège. La position tenue était encore traversée par l'itinéraire Sur-Fossé, Liéry, Queue-du-Bois, Bellâtre, qui était la voie de pénétration par laquelle la 14ème Brigade allemande s'était infiltrée en août 1914.

La position du 12ème de Ligne était un secteur de la PFL 2 et comprenait trois lignes d'abris :

- la position avancée de Micheroux à l'est avec trois abris;

- entre les forts de Fléron et d'Evegnée, cinq abris, FE 1, FE 3, FE 4, FE 5, FE 6;

- en retrait, plus à l'ouest, trois abris :

- à la lisière est de Queue-du-Bois, FE 2 ter, FE 3 ter;

- l'abri de la bure de La Lonnette, FE 2 (poste d'observation du fort de Fléron);

- et l'obstacle antichar constitué par un champ de rails joignant les deux forts.

Différents dispositifs furent adoptés par le 12ème de Ligne pour aboutir, le 27 avril 1940, à celui-ci qui ne sera plus modifié :

- en première ligne :

le 4ème bataillon à Evegnée,

le 2ème bataillon à Retinne avec, aux avancées de Micheroux et Le Hasard,

la 8ème compagnie avec un peloton de la 6ème compagnie.

- en deuxième ligne :

le 1er bataillon avec la 3ème compagnie à Queue-duBois, la 1ère compagnie à Moulin-sous-Fléron et la 2ème compagnie à La Neuville. La 4ème compagnie était répartie entre ces trois compagnies. Le PC du 1er bataillon était à Moulin-sous-Fléron.

- la réserve divisionnaire : le 3ème bataillon :

Les 9ème et 10ème compagnies se trouvaient à la Fabrique Nationale d'Armes de Guerre à Herstal, la 11ème compagnie à l'usine désaffectée Sépulchre, la 12ème compagnie en mission de défense antiaérienne au quartier général du IIIe Corps à la Citadelle. En cas d'alerte, la 9ème compagnie devait s'occuper de la défense du Canal Albert, entre les ponts de Coronmeuse et de Wandre, la  10ème et la 11ème compagnies devaient s'occuper de la défense des abris à l'Ile Monsin.

Les troupes garnissant la PFL se répartissent comme suit :

- au nord de Lixhe, la 7ème DI (faisant partie du Ier CA) occupe les abris de la Basse-Meuse : PL 10; PL 10 bis, PL 10 ter. L 1, L 2, E, 1 et F.

- entre Lixhe et Engis, le IIIe Corps a organisé ses troupes avec, entre Lixhe et Chertal, le 2ème R Cy F derrière la Meuse.

De Chertal jusqu'à Chaudfontaine, la 3ème DI occupe la PFL 2 :

le secteur Evegnée-Meuse par le 1er de Ligne,

le secteur Evegnée-Fléron par le 12ème de Ligne,

le secteur Fléron-Chaudfontaine par le 25ème de Ligne.

De Chaudfontaine jusqu'à Engis, la 2ème DI occupe ce secteur de la PFL 2 en disposant :

le 28ème de Ligne entre Boncelles et Chaudfontaine,

le 6ème de Ligne entre Seraing et Boncelles,

le 5ème de Ligne derrière la Meuse entre Flémalle et Engis.

Le plan allemand

Le plan d'attaque allemand était totalement différent de celui de 1914 ou plan Schlieffen. Dans ce dernier, les troupes ennemies devaient s'emparer directement de la place de Liège pour se déployer ensuite en Hesbaye. La prise de Liège était capitale.

Choisissant encore une fois la traversée de notre pays pour attaquer la France, en contournant la ligne Maginot, Hitler reprit à son compte le plan audacieux imaginé par von Manstein.

Dans un premier temps, il faudra attirer le gros des armées françaises et anglaises en Belgique. Il attaquera donc au nord de la PFL, en traversant le Limbourg hollandais pour franchir le Canal Albert près de Vroenhoven.

Cette attaque de diversion doit faire croire aux Alliés que l'attaque principale se fera en ce point. Pendant ce temps, les divisions blindées de Guderian, Rommel, ... fonceront à travers les Ardennes, terrain jugé peu favorable par les Alliés à une attaque, pour franchir la Meuse entre Dinant et Sedan. Ces forces blindées fonceront ensuite par la Thiérache et la vallée de la Somme afin d'enfermer le gros des forces adverses montées vers le nord et de les détruire.

Dans un deuxième temps, il faudra attaquer les armées qui se trouvent au sud de la Somme.

Le 10 mai 1940

Le 10 mai 1940, les troupes belges sont, une nouvelle fois, en état d'alerte. Celle-ci sera la bonne. Très tôt, dès 04.10 h, des chasseurs parachutistes (1) survolent le pays à bord de planeurs, tandis que des soldats de la Wehrmacht déguisés (2) tentent de s'emparer des ponts de Maastricht.

(1) Relevés, le 11 mai, par des pionniers.

(2) Ils ont revêtu des uniformes de la gendarmerie hollandaise.

Les planeurs atterrissent près des ponts de Veldwezelt, Vroenhoven, Canne et sur le fort d'Eben-Emael, pour empêcher d'une part la destruction des ponts et de neutraliser d'autre part le fort lui-même. Très vite, les ponts de Veldwezelt et de Vroenhoven tombent aux mains des aéroportés, tandis que le major Jottrand, commandant le fort d'Eben-Emael, donne l'ordre de faire sauter le pont de Canne.

La situation sur le fort est cependant désastreuse. A l'aide de charges creuses, les troupes d'élite allemandes neutralisent successivement la majorité des armes qui auraient pu entraver le passage des troupes allemandes à Maastricht.

Quelques contre-attaques menées par des soldats belges, les Grenadiers par exemple, pour déloger les Allemands des superstructures du fort échouèrent pour diverses raisons. L'attaque par Stukas et l'envoi de renforts parachutés près des trois ponts annihilèrent complètement les défenses belges.

Dans la PFL, le code d'alerte générale arriva à 00.40 h. A 02.15 h, toutes les obstructions en dehors des axes de repli furent fermées, toutes les destructions furent amorcées.

A 04.35 h, entrée brusque des Allemands en Belgique. Les postes d'examen, les postes d'alerte, les postes fixes remplissent leur mission et communiquent rapidement à leurs supérieurs "la nouvelle de la violation du territoire national. Ils se replient ensuite tandis que les premières destructions sont réalisées et que l'on ferme barrières et chicanes. La position de couverture (Position d'Alerte) est évacuée et une partie des troupes du 1er R Cy F et du 1er Lanciers se replie sur la position d'accueil, à hauteur de la PFL 1.

Cette position ne devait être tenue que quelques heures pour permettre le repli des troupes belges situées à la frontière et pour permettre à l'infanterie de la 2ème et de la 3ème DI d'occuper leurs emplacements de combat sur PFL 2. Dès l'occupation de la position d'accueil, les troupes avancées reçurent, dans le milieu de la journée du 10 mai, l'ordre d'évacuer cette position. Elles devaient se replier de l'autre côté de la Meuse pour être incluses dans la réserve du IIIe Corps. Les 2ème et 3ème DI étaient prêtes à subir le choc de l'ennemi, du moins le croyait-on. En effet, on pouvait supposer que tout se déroulerait comme en août 1914.

Les Allemands ne feront pas deux fois la même erreur : ils contourneront la PFL par le nord et par le sud sans tenter d'y pénétrer directement.

Deux divisions d'infanterie allemandes vont contourner la PFL. Il s'agit de la 251 ID (Infanterie Division) par le sud et de la 253 ID par le nord.

Elles n'enverront du côté de leur limite latérale commune que de faibles détachements pour protéger leurs flancs.

La prise des ponts de Vetdwezelt et de Vroenhoven permit à l'ennemi, en traversant le Limbourg hollandais, de se déployer dans la plaine de Tongres pour foncer vers l'ouest.

Suite aux événements au nord d'Eben-Emael, l'état-major du IIIe Corps donna ordre à toutes ses troupes de se replier sur la rive gauche du fleuve durant la nuit du 10 au 11 mai. La situation se détériorant très rapidement, craignant l'encerclement, la tête de pont allemande n'ayant pu être réduite, dans l'après-midi du 11 mai, l'état-major du IIIe Corps donna l'ordre d'évacuer la PFL et d'éviter ainsi d'être pris à revers. La PFL fut évacuée dans la nuit du 11 mai et dans la matinée du 12, la ligne KW devenant la ligne d'arrêt.

La Position Fortifiée de Liège fut donc abandonnée très tôt, sans combattre. Seules les troupes de la Position Avancée et de la région de Visé entrèrent en contact avec l'ennemi. Malheureusement, il y eut beaucoup de victimes lors de son évacuation. L'aviation ennemie, maîtresse totale de l'air, pouvait mitrailler librement les colonnes de militaires et de réfugiés évacuant Liège. Le bombardement par Stukas de la gare de Liers, ... provoqua de nombreuses victimes militaires.

Il faut remarquer que malgré la reddition du fort d'Eben-Emael, le 11 mai, les autres forts combattirent vaillamment. Le fort de Tancrémont ne se rendit qu'un jour et demi après la capitulation de l'Armée belge, soit le 29 mai 1940.

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Marche d'exercice sur PFL 2 - Quelle soif ! Halte à Beyne A Beyne, une laitière ambulante
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Pionniers en exercice de pontage sur le polygone de l'Ile Monsin (avant la construction du monument du Roi Albert) Passerelle Hubert finie Lancement de passerelle allemande
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Radeau sur tonneaux Lancement de passerelle La troupe passe
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Retour de Retinne Fusil-mitrailleur en batterie Mitrailleuse Maxim 08/15 en batterie
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Hiver 39-40 quelque part en Belgique Pont chemin de fer détruit à Dolhain Le pont-barrage de Monsin après destruction

Annexe A – Circuit touristique dans la  P.F.L.

Trajet : Battice - Henri-Chapelle - Visé - Saive - Retinne - Battice. ± 75 Km; 2 heures 30.

Mettez votre compteur journalier à 0 Km.

Km 0 :

Départ du mémorial du fort de Battice au bloc 1, près de l'ancienne           voie de chemin de fer qui traversait la route. Descendez la route en direction d'Aubel.

Km 1,1 :

Sur votre gauche, un fortin, MM 14. Dans une prairie, sur la droite, l'abri MM 13 (à peine visible).

Km 1,2 :

A gauche, juste avant la ruelle, l'abri MM 17. N'allez pas vers La Minerie, continuez la route jusqu'à un carrefour en croix où est indiquée la direction Charneux.

Km 2,4 :

Prenez à gauche vers Charneux. Suivez cette route.

Km 3,2 :

A la deuxième priorité de droite, prenez à droite. Vous voyez à           gauche un abri à deux embrasures; il s'agit du premier fortin du           secteur Margarin-Neufchâteau, MN 1. Continuez la route.

Km 3,6 :

A un carrefour, un calvaire sur votre gauche. Arrêtez-vous pour l'admirer. En face de celui-ci, on peut encore voir un abri, MN 2. Tournez à gauche après la chapelle.

Km 4,1 :

Montez cette route; à droite, juste à côté d'une ferme, en bordure de route, un abri, MN 4.

Km 4,5 :

Un peu plus loin, à gauche, recouvert de végétation, l'abri MN 27. Après 300 m, au carrefour suivant, prenez à droite.

Km 5,7 :

Sur le côté gauche de la route, l'abri MN 28 devait protéger l'abri MN 29, observatoire du fort de Battice, qui se trouve un peu plus haut dans la prairie, au pied de la croix du Bois Del Fiesse. Une visite en est possible et conseillée. Lisez tout d'abord le panneau explicatif ou le chapitre qui lui est consacré dans le livre de l'Amicale du Fort de Battice (en vente au prix de 400 francs à la poterne du fort, les jours de visite). Continuez tout droit.

Km 6,1 :

Prenez la petite route qui continue tout droit, la route principale tournant vers la gauche.

Km 7 :

Presqu'au bas de la côte, on peut voir l'abri MN 7. Après 100 m, au carrefour, prenez à gauche. Après 700 m, prenez la première route à droite qui monte en direction d'Aubel.

Km 8,9 :

Arrêtez-vous à la première route à droite et suivez cette ruelle à pied jusqu'à une chapelle. A côté de celle-ci, l'abri MN 12. Dans la prairie en face, vous pouvez voir un abri avec une cloche FM; il s'agit de MN 11, observatoire du fort d'Aubin-Neufchâteau.

Km 9,5 :

Continuez la route et prenez la deuxième route à gauche vers Saint-Jean-Sart.

Km 10,4 :

Arrivé à un carrefour, vous pouvez aller voir l'abbaye de Val Dieu, à droite, pour y déguster une assiette de fromages locaux avec une bière d'abbaye ou avec un cidre fermier.

Notre circuit continue en traversant le carrefour pour entrer dans la commune de Saint-Jean-Sart. En passant au-dessus de la rivière, on peut voir sur le bord de la route, à droite, l'entrée de l'abri MN 17, qui pouvait prendre en enfilade la route principale.

Km 10,8 :

En montant dans le village, on peut voir à droite l'abri MN 16.

Au centre du village, tournez à droite pour passer devant l'église et continuer la route.

Km 11,6 :

Sur le côté droit de la route, deux abris ont été construits en bordure de celle-ci; il s'agit de MN 19 et MN 20. Après 300 m, au premier carrefour, tournez à gauche et roulez pendant 400 m.

Km 12,3 :

Arrêtez-vous dès que vous voyez sur votre gauche le début d'un chemin ainsi qu'une croix et un banc. Observez bien le paysage : dans une prairie, vous pourrez voir émerger sur votre gauche une cloche FM (à un peu plus de 300 m); il s'agit de MN 18, abri poste d'observation du fort d'Aubin-Neufchâteau. S'avancer dans le chemin puis revenir sur ses pas.

Km 12,4 :

On continue la route. En face d'une grosse ferme carrée, on peut encore voir un abri sur le côté droit de la route; il s'agit de MN 22 comportant deux embrasures.

Km 12,8 :

Continuez la route; à l'orée du bois, sur votre gauche, vous pouvez apercevoir l'abri MN 23.

Km 13 :

Arrivé à un carrefour en T, prendre la route à droite en direction de Henri-Chapelle. Nous allons maintenant faire une boucle pour aller voir des abris de la Position Avancée et le cimetière U.S..

Si vous ne disposez pas d'assez de temps, il est possible de ne pas faire cette boucle : vous tournez à gauche. Reportez-vous aux indications à partir du Km 36,2. Roulez pendant 7 Km en direction du cimetière américain de Henri-Chapelle.

Km 20,6 :

Arrêtez-vous au cimetière pour rendre un hommage à ces 7.989 soldats américains qui donnèrent leur vie lors de la contre-offensive allemande ou au cours de l'avance des forces U.S. à travers l'Allemagne pendant l'automne et l'hiver 44, puis au printemps 45.

Km 21,7 :

Continuez en direction de Henri-Chapelle. A gauche de la route, une maison de repos a été construite à côté d'une chapelle. Ce bâtiment était un "But Auxiliaire" du fort de Battice, objectif visé permettant de vérifier les données de tir et de les corriger.

Km 22,5 :

A 1 Km de ce bâtiment, l'abri K est construit à côté d'un abri pour bétail, sur le côté gauche de la route; une barrière rouge constitue un bon repère.

Km 23,7 :

Continuez la route et tournez à gauche au premier carrefour, en direction de Hombourg. Après 200 m, dans le jardin de la maison n° 12, sur le côté droit, on peut encore apercevoir, derrière une haie d'aubépine, l'abri I. Descendez la route menant à Hombourg; c'est la route de la Gulpen.

Km 27,9 :

Apres 4 Km, sur le côté gauche, l'abri A du Centre Fortifié de   Hombourg est construit dans un petit jardin reconnaissable grâce au   petit moulin à vent blanc décoratif. Après 300 m, après avoir descendu la Gulpen, au carrefour, prenez à gauche.

KM 28,9 :

Dans la côte, on aperçoit l'abri M (à gauche) qui devait protéger le chemin de repli des cyclistes-frontière occupant Hombourg.

Km 30,5 :

On continue la route jusqu'à un carrefour à 4 branches, où l'on tourne à droite et on reprend le même chemin en sens inverse. On continue pendant 6 Km en repassant devant le carrefour d'où on venait après avoir vu les abris de Saint-Jean-Sart.

Km 36,2 :

C'est ici que les personnes qui n'ont pas fait la boucle de la Position Avancée peuvent reprendre le circuit en tournant à gauche.

Km 36,6 :

Continuons la route de Warsage en longeant des vergers. Dans un de ceux-ci, à gauche, on peut encore distinguer l'abri MN 24 et, un peu plus loin, le long de la route, l'abri MN 25 qui a souffert des bombardements allemands.

Km 37,3 :

Au premier carrefour, on tourne à gauche en direction d'Aubin-Neufchâteau. L'abri MN 26 se trouve à gauche dans le fond du val.

Cette route longe le fort. Un arrêt au monument du fort vous permet de voir un élément de l'obstacle antichar qui entourait le fort. C'est un tétraèdre. On peut y voir aussi les restes d'un canon antichar de 47 mm de coffre.

Km 38,2 :

Après cette halte, continuez la route principale traversant le village de Neufchâteau et dirigez-vous vers Mortroux.

Km 41,2 :

A Mortroux, arrivé à un carrefour en croix avec la route de Battice-Maastricht, tournez à droite en direction de Bombaye.

Km 41,8 :

Au sommet de la côte, à droite, dans un champ, on peut découvrir l'abri NV 19 à deux embrasures.

Km 43,4 :

Après avoir traversé la commune de Bombaye, on peut apercevoir dans une prairie un abri, NV 7, et, à gauche, le long d'un chemin de ferme, l'abri NV 8. Continuez la route jusqu'à Berneau.

Km 44,4 :

A Berneau, au carrefour, tournez à gauche en direction de Visé. On passe ensuite en-dessous du pont de chemin de fer et on remonte vers la ville de Visé. Il y a un abri sur la droite dans le talus.

Km 46,4 :

En entrant dans Visé, on peut encore voir des bornes militaires pour attacher les câbles en travers de la route devant l'abri contre irruption Vi 7 (dont la façade a été peinte), construit dans l'ancienne caserne de Visé. Suivez la route principale dans Visé pour vous diriger vers Liège par l'ancienne route.

Km 50,4 :

A 200 m en avant du pont d'Argenteau, prenez à gauche une petite route en épingle qui monte en direction de Richelle. Suivez cette route; après  environ 500 m, prenez la première route à droite. Continuez toujours la route principale pour arriver sur le plateau.

Km 52,6 :

Arrivé sur les hauteurs, vous apercevez l'abri contre irruption Ag 1 avec,  en avant de celui-ci, des bornes à câbles. En continuant tout droit vers Barchon vous traversez le village de Housse.

Km 56,5 :

En vous dirigeant vers Barchon, vous longez le fort de Barchon, qui est construit à une centaine de mètres du côté droit de la route.

Km 56,8 :

Vous arrivez à un carrefour en croix; continuez toujours tout droit. Sur la droite, à côté du café "le Fortin", se trouve l'abri EB 6, le premier abri type PFL 2 que l'on peut voir, 300 m plus loin, vous traversez le pont enjambant l'autoroute et vous vous dirigez tout droit vers Saive que vous traversez; continuez vers Queue-du-Bois.

Km 59,6 :

Juste après deux routes menant à une cité sociale, vous apercevez à gauche de la route, dans un champ en contre-bas, l'abri BM 3 ter.

Km 60,7 :

Continuez et prenez la première petite route à gauche au niveau d'un panneau signalant la fin de l'agglomération de Saive. Après 50 m, vous  apercevez dans une prairie à droite l'abri FE 2 ter.

Arrêtez-vous devant l'abri, traversez la route et prenez le petit sentier entre les deux clôtures. Après une cinquantaine de mètres, vous apercevez le sommet de FE 3 ter. Continuez sur la petite route.

Après 1 Km, vous arrivez à un carrefour en T. Tournez à gauche.

Km 62,4 :

Vous passez devant une route à votre gauche, menant à Evegnée; continuez toujours tout droit.

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